Quel courtier pour acheter ces ETF
Les 8 courtiers accessibles depuis la France qui donnent accès aux places européennes où se traitent ces fonds. Trois critères décident : l'enveloppe fiscale, la possibilité d'automatiser ses versements, et le coût réel d'un ordre.
Le tableau
| Courtier | Compte-titres | PEA | Achat récurrent | Coût d'un ordre |
|---|---|---|---|---|
| Trade Republic | oui | oui | oui | 1 € par ordre |
| Fortuneo | oui | oui | oui | un ordre gratuit par mois jusqu'à 500 €, puis à partir de 1,95 € |
| Bourse Direct | oui | oui | non | 0 € jusqu'à 1 000 € par ordre sur l'offre en cours |
| Scalable Capital | oui | non | oui | gratuit sur abonnement, sinon 0,99 € |
| Saxo | oui | oui | non | 0,08 % avec un minimum de 2 € sur Euronext |
| DEGIRO | oui | non | non | 1 € sur Euronext, plus un forfait annuel par place étrangère |
| XTB | oui | non | non | 0 % jusqu'à 100 000 € investis par mois |
| Interactive Brokers | oui | non | non | à partir de 1,25 € sur Euronext |
Tarifs relevés le 19 août 2026 et donnés à titre indicatif — ils changent souvent, et plusieurs sont des offres promotionnelles. Vérifiez la grille en vigueur avant d'ouvrir un compte.
Les trois questions à se poser
1. PEA ou compte-titres ?
Le PEA ramène l'imposition à 17,2 % après cinq ans, contre 30 % sur un compte-titres. Mais un seul ETF immobilier y est éligible — celui d'Amundi, ticker PMEH. Si votre poche immobilière se limite à ce fonds, le PEA est nettement préférable et il vous faut un courtier français : Trade Republic, Fortuneo, Bourse Direct, Saxo.
Pour les 39 autres fonds du tracker, le compte-titres est la seule voie, et la question du PEA devient sans objet.
2. Allez-vous investir tous les mois ?
C'est le critère le plus sous-estimé. Un versement programmé automatique supprime la question du bon moment d'entrée et lisse le prix d'achat — c'est aussi le comportement qui produit les meilleurs résultats sur la durée, précisément parce qu'il empêche d'intervenir. Seuls Trade Republic, Fortuneo, Scalable Capital le proposent réellement sans frais.
3. Sur quelle place passez-vous l'ordre ?
Un même ETF peut coter en euros à Francfort et en dollars à Londres. Si votre courtier vous route vers la ligne en devise étrangère, vous payez des frais de change à chaque achat — souvent 0,25 à 0,50 %, soit davantage que les frais annuels du fonds. Vérifiez toujours la place proposée avant de valider.
Courtier par courtier
- Trade Republic
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Ce qu'il a pour lui — Le seul à réunir PEA, compte-titres et versements programmés gratuits. L'interface la plus simple du marché.
Ce qu'il n'a pas — Univers de titres plus restreint que chez un courtier classique : vérifiez que l'ISIN visé y figure avant d'ouvrir.
Pour qui : Un investisseur qui verse un montant fixe chaque mois et ne veut pas y penser. - Fortuneo
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Ce qu'il a pour lui — Un ordre mensuel offert sous 500 € : un versement programmé de 300 € par mois ne coûte rien. Banque française, PEA complet.
Ce qu'il n'a pas — Au-delà du premier ordre mensuel, la tarification redevient banale.
Pour qui : Le PEA d'un épargnant régulier qui reste sous 500 € par mois. - Bourse Direct
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Ce qu'il a pour lui — La tarification la plus agressive du PEA français sur les petits ordres, et un accès complet à Euronext.
Ce qu'il n'a pas — Pas de véritable investissement programmé, et des montants minimum par ordre. Interface datée.
Pour qui : Celui qui passe ses ordres lui-même, quand il le décide. - Scalable Capital
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Ce qu'il a pour lui — Plans d'investissement gratuits sur un très large catalogue Xetra et Gettex, donc sur la quasi-totalité de ce tracker.
Ce qu'il n'a pas — Pas de PEA : toute la fiscalité passe au prélèvement forfaitaire de 30 %.
Pour qui : Un compte-titres dédié aux ETF européens, avec versements automatiques. - Saxo
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Ce qu'il a pour lui — PEA et compte-titres, avec l'accès le plus large aux places européennes — utile pour les lignes cotées à Milan ou Amsterdam.
Ce qu'il n'a pas — Pas d'investissement programmé, et une tarification proportionnelle qui pénalise les petits ordres.
Pour qui : Un portefeuille conséquent qui a besoin d'atteindre des places exotiques. - DEGIRO
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Ce qu'il a pour lui — Accès très large à Xetra, Euronext, Londres et Milan pour un tarif à l'ordre qui reste bas.
Ce qu'il n'a pas — Pas de PEA, pas de programmation, et un forfait annuel par place de cotation qui s'accumule si vous dispersez vos lignes.
Pour qui : Un investisseur qui achète peu souvent mais sur plusieurs marchés. - XTB
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Ce qu'il a pour lui — Le courtage le moins cher tant que vous restez sous le plafond mensuel. Vrais ETF, pas des dérivés.
Ce qu'il n'a pas — Ni PEA, ni investissement programmé, ni transfert de titres entrant. La maison vend aussi des CFD, un produit d'une tout autre nature.
Pour qui : Des ordres ponctuels de taille moyenne sur compte-titres. - Interactive Brokers
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Ce qu'il a pour lui — L'accès le plus complet au monde, une exécution de qualité professionnelle et le meilleur taux de change du marché.
Ce qu'il n'a pas — Pas de PEA, et une interface pensée pour des professionnels. Déclaration fiscale française à faire soi-même.
Pour qui : Un portefeuille important, multidevises, tenu par quelqu'un qui sait ce qu'il fait.
Ce que ce comparatif ne dit pas
La qualité d'exécution et l'écart entre prix d'achat et prix de vente ne figurent dans aucune grille tarifaire, et pèsent pourtant autant que le courtage sur un fonds peu échangé. De même, un courtier étranger vous laisse une déclaration fiscale à remplir vous-même — formulaire 2047 et case 8UU pour le compte détenu hors de France — là où un établissement français fournit un imprimé fiscal unique.